Bonheur·Humeurs

Le présent, le seul temps qui compte vraiment.

« Le passé est une histoire, le futur un mystère. Le moment présent est un don. C’est pourquoi ce moment est appelé « présent ». En résumé, si vous voulez être heureux, soyez-le. »

Cette citation de Deepak Chopra (auteur d’un très bon livre intitulé La Voix du Magicien, à lire et à relire), qui fait office de sous-titre à mon blog (impossible de le rater), résume tellement bien mon article qu’en fait, cela ne sert à rien que je l’écrive. Allez, salut. Je plaisante, je vais continuer si tu me permets 🙂

Le passé n’est plus. Le futur n’est pas encore. Le présent est donc le seul temps qui compte vraiment. L’apprécier est la seule façon de goûter au bonheur car c’est notre seule réalité. Revivre le passé ou imaginer l’avenir n’est qu’illusion. Pire, c’est laisser le temps s’écouler sans profiter de chaque seconde, en courant le risque d’avoir des regrets plus tard. Parce qu’au final, quel est l’intérêt de vivre, si ce n’est en savourant chacun de ses instants ?

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Pourtant, je me suis aperçue qu’il n’était pas si évident que cela de rester ancré dans le présent et je suis certaine que beaucoup d’entre nous (moi la première) ont la tête ailleurs les trois quarts du temps, dans un passé ou dans un futur plus ou moins lointain. Voici selon moi quelques exemples concrets qui caractérisent ce comportement :

░ Ressasser des souvenirs

Les bons souvenirs. C’est agréable de s’en rappeler de temps en temps. Le problème, c’est lorsque ces souvenirs prennent le pas sur le moment présent, qu’on y réfléchit constamment au point de penser le fameux « c’était mieux avant » et de regretter cette époque. En attendant le temps file, il ne se rattrape pas et on prend le risque de passer à côté d’autres bons moments.

Les mauvais souvenirs. Ils sont pénibles ceux-là. Ils surgissent parfois, à certaines occasions, au détour d’une conversation, en regardant un film. La plupart du temps, on passe à autre chose et on oublie. Mais certains mauvais souvenirs sont plus difficiles que d’autres, on a du mal à s’en défaire, à lâcher prise. Ceux-là peuvent influencer notre état d’esprit (tristesse, colère, manque de confiance en soi, angoisse, peur, etc.), voire notre vie toute entière.

░ Rêver, se faire des films, s’inventer des histoires dont on est le personnage principal.

Cet exemple me parle plus que d’autres, en particulier lorsque j’écoute de la musique. Là, véritablement, c’est le bordel dans ma tête. Je m’explique : En fonction de la chanson, je suis une danseuse de salsa, une véritable héroïne qui sauve un bébé d’un immeuble en flammes, la présidente de la République, une sportive de haut niveau, une aventurière hors pair, … C’est un peu exagéré, mais parfois, j’en suis pas loin.

Heureusement, je ne suis pas la seule : Un ami me disait qu’il aimait imaginer qu’il était un rappeur connu dans le monde entier ou qu’il gagnait un combat en pleine rue (en sauvant des gens au passage, évidemment). Une fois encore, avec un proche, on rigolait sur le fait qu’on s’imaginait parfois dans un univers proche d’un dessin animé Disney : On commence à danser et chanter dans une rue (danse et chanson parfaitement maîtrisées, bien sûr) et les passants, devenus une foule en délire, se mettent à faire de même, le tout bien synchro évidemment.

Présenté comme cela, c’est assez drôle, il faut bien l’avouer. Mais si l’on y réfléchit un peu plus, on se rend compte qu’il s’agit surtout d’un moyen de s’évader, de fuir le moment présent. Tant que cela reste occasionnel, pourquoi pas, après tout, c’est important de rêver. Mais si cela devient une habitude, il y a peut-être de quoi s’inquiéter…

░ Anticiper l’avenir, proche ou lointain

C’est important d’avoir des projets, d’avoir des rêves. Mais si l’on passe plus de temps à anticiper le moindre moment qu’à le vivre pleinement, cela ne sert à rien.

Un exemple concret : Ne t’es-t-il jamais arrivé(e) de te réjouir des mois à l’avance d’un événement quelconque (un anniversaire, par exemple) puis de ressentir une certaine déception une fois que l’événement a réellement lieu ? A force de trop imaginer d’avance ce qu’il va se passer, on en vient souvent à moins bien apprécier la réalité.

░ Ne pas supporter le silence, la solitude

C’est par exemple allumer la radio ou la télé lorsqu’on est seul(e) même si ce n’est ni pour écouter, ni pour regarder, mais simplement pour avoir une présence et pour ne plus avoir à penser. 

Les exemples sont nombreux, illimités. J’aurais très bien pu parler de toutes ces photos qui circulent sur les réseaux sociaux montrant des gens le nez plongé dans leur téléphone, sans se soucier le moindre du monde de ce qu’il se passe autour. Ou encore, de cette manie de faire des selfies à tout bout de champ : Au lieu d’apprécier pleinement le moment, on le regarde à travers l’écran du téléphone pour faire une photo nette … 

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Tous ces comportements, s’ils sont répétitifs, consistent à nous éloigner de l’instant présent. Quelque part, c’est fuir. Il y a certainement une ou plusieurs raisons à cette fuite, propres à chacun d’entre nous. Le premier pas, c’est déjà d’en avoir conscience. 

Vivre, ce n’est ni hier, ni demain que cela se passe, c’est tout de suite.

 

2 réflexions au sujet de « Le présent, le seul temps qui compte vraiment. »

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