bien-être·Bonheur

Déconnecter après le travail.

Sans titre

Il y a le travail dont on a toujours rêvé.
Celui qu’on aime.
Celui qu’on déteste.
Celui qu’on n’a pas choisi.
Et parfois, il prend trop de place. On le trimbale dans les transports, à la maison, en vacances. Il finit par prendre le pas sur tout le reste.
Je pense à ce dossier que l’on ramène chez soi  pour le terminer le weekend.
Je pense à ces mails que l’on consulte au fil de l’eau, qu’importe l’heure ou l’endroit.
Ou tout simplement à ces pensées qui défilent dans notre tête, à l’heure où nous devrions profiter pleinement du moment présent. Penser à ce que l’on a fait. Penser à ce qu’il reste à faire. Ruminer. Revivre une situation. Stresser.
L’époque actuelle ne nous aide pas. Le travail est devenu plus intense. On veut faire du chiffre, on veut des résultats, et vite. Alors, tout est fait pour que l’on garde, en permanence, un lien avec le travail. L’omniprésence des nouvelles technologies en est la preuve. L’ordinateur portable, le smartphone, … Ces gadgets prêtés gracieusement par l’employeur dans de nombreux métiers n’ont rien d’un avantage (en tout cas, pas dans la vie personnelle). C’est simplement pour que tu sois plus efficient(e), réactif(ve), plus productif(ve), plus disponible.
Mais lorsque la frontière entre les deux sphères – privée et professionnelle – devient ténue, on prend le risque de se faire « happer » par le travail et la pression qu’il peut exercer sur notre mental. Et par la même, on ne profite plus pleinement de l’instant présent. On est ici…et ailleurs.
Comment préserver cet équilibre, si précieux pour notre bien-être, entre vie privée et vie professionnelle ? Comment laisser le travail au travail ?

→  S’organiser.

Pour éviter de « penser travail », voire même d’en ramener à la maison, tout est question d’organisation.
Au boulot, l’idéal est de se fixer des objectifs (réalistes) dès le matin pour la journée à venir : Sur des post-it, dans son agenda, sur son ordinateur, peu importe. En écrivant, en listant les objectifs à atteindre, on fait déjà de la place dans son esprit.
Bien sûr, il faut par la suite remplir ces objectifs. Pourquoi ? Pour avoir ce sentiment du travail accompli et surtout, pour repartir sans le moindre stress. Donc, lorsqu’une tâche est effectuée, on raye et on passe à la suivante, jusqu’à la dernière. Une fois que c’est fini, une page se tourne, on passera à la suite le lendemain. Zen.

→ Rentrer chez soi sereinement.

Avant de quitter le travail, on peut aussi lister ses objectifs pour la journée suivante. Le lendemain, il suffira simplement de checker la liste.
Dans tous les cas, le plus important, c’est de ne jamais partir dans la précipitation – parce qu’on a quelque chose de prévu après, un train à prendre, etc. – sans avoir terminer sa tâche.
C’est souvent mon erreur : Je sous-estime le temps qu’il me reste pour accomplir telle tâche. Résultat, quand mon train approche, je pars en panique sans avoir fini. Et ça me poursuit jusqu’à chez moi : Je culpabilise et je stresse pour le lendemain. Erreur ! 
Il vaut mieux s’accorder une demi-heure supplémentaire pour terminer son travail, plutôt que de repartir avec à la maison.

→ Couper son téléphone professionnel.

Si possible, car tous les métiers ne le permettent pas. Mais si c’est le cas, pourquoi ne pas laisser ton ordinateur portable au travail et éteindre ton smartphone ? De toute façon, tu ne seras pas plus productif(ve) et pire, cela ne fera que provoquer chez toi un sentiment anxiogène. Les mails pourront bien attendre. Ce sont des limites que tu te fixes à toi-même, mais aussi aux autres (boss, collègues) : Répondre régulièrement à des mails en dehors du boulot, c’est leur donner une mauvaise habitude, leur faire croire que tu es toujours disponible. C’est tendre un doigt pour se faire prendre le bras. 

→ Quelques minutes pour se détendre.

Le boulot, c’est rarement de tout repos. Pour évacuer toutes les tensions accumulées dans la journée, il est donc important d’apprendre à se détendre, de faire le vide dans son esprit. Une sorte de transition avant de rentrer chez soi.
Pour cela, des milliers d’exercices sont à disposition, quelle chance ! Les exercices de respiration, par exemple, ou encore la visualisation positive. Pratique, car on peut les appliquer n’importe où, avec un minimum de concentration : Dans les transports en commun, ou même dans les embouteillages. Mais cela peut aussi attendre d’être à la maison.
Une fois rentré(e), on peut également pratiquer des étirements, du yoga, de la sophrologie, ou écouter de la musique.
Quelques minutes suffisent pour couper du travail et retrouver la sérénité.
Une idée d’exercice de respiration : La respiration abdominale

→ Prévoir des activités.

Bien souvent, lorsqu’on rentre du travail, on s’atèle à d’autres tâches peu reposantes (courses, devoirs des enfants, etc.), ce qui est normal. Mais il faut pouvoir trouver du temps pour se détendre davantage, par le biais d’activités, en solo ou en famille : sport, activités manuelles, visites/appels d’un proche, réalisation d’une bonne recette, etc.
Pour autant, « déconnexion » ne signifie pas débrancher le cerveau : Se poser devant la télé n’est pas forcément la première des choses à faire, cf. mon article Un peu moins d’écrans pour un peu plus de bonheur (et de bonne humeur!).

→ Ne pas penser au lendemain. 

Parce que seul le moment présent compte !
Parce que certes, le travail fait partie de la vie, mais le travail n’est certainement pas la vie.

4 réflexions au sujet de « Déconnecter après le travail. »

  1. Bonjour,

    Effectivement, la frontière entre le privé et le travail est mince et nonobstant les bons conseils prodigués ici, on est parfois submergé par ce  » train de vie  » .

    Il suffit pourtant de se rendre compte de  » train de vie  » pour s’en détacher et votre dernière phrase résume bien cela.

    Merci pour votre article, toujours si bien écrit.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci pour votre commentaire, toujours agréable à lire ! Je suis d’accord, ce n’est pas évident de « couper » du travail, de lâcher prise. Je m’en suis rendue compte moi-même. Mais le premier pas c’est déjà d’en avoir conscience, car alors un changement se fait déjà dans notre mental.

      J'aime

  2. Bonjour !
    Super article! Il est vrai que je n’ai pas toujours facile de déconnecter, mais j’ai trouvé un petit rituel: dès que je rentre, je me plonge dans un bon bouquin et le monde autour de moi s’évanouit, je suis seule avec moi-même et ça me permet de recharger les batteries pour la soirée! ça fait vraiment du bien 🙂
    Je trouve tes conseils très appropriés, j’essaierai d’en mettre quelques un en pratique! 🙂

    Bonne journée!

    Aude

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour Aude, merci pour ce joli compliment 🙂 Pour ma part, je me suis mise à la peinture depuis peu, donc lorsque je rentre, je sors ma petite toile et hop, je débranche du boulot ! Mais il est vrai que ce n’est pas toujours évident, en fonction du contexte (le travail sera par exemple plus intense en septembre qu’en juillet-août) et du travail en question. D’où ces petites astuces qui me seront également bien utiles lorsque je m’egarerai un peu trop. Belle journée et à bientôt 🙂

      Aimé par 1 personne

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