Un weekend à Cassis.

Voilà bien trois ans que je suis arrivée en France métropolitaine et pourtant, je n’avais jamais eu l’occasion jusqu’à présent d’aller dans le Sud. En effet, comme la plupart des réunionnais(e)s expatrié(e)s, j’ai rapidement le mal du pays, et je profitais généralement des vacances pour retourner à la Réunion (et vu le prix du billet, en tant qu’étudiante, je ne pouvais rien faire d’autre). C’est enfin chose faite aujourd’hui ! En plein mois d’octobre, mon amoureux et moi avons visités la belle ville de Cassis lors d’un weekend de trois jours.

J’aurais pu le faire cet été me diras-tu, lorsqu’il faisait plus beau, plus chaud. Mais mon emploi du temps ne me le permettait pas et c’est tant mieux : Il y avait très peu de touristes et la météo a été bien clémente. 

Voici le récit de mon petit weekend. 

Première journée : Visite du Port de Cassis sous un soleil éclatant

De Paris, nous avons pris le TGV direction Marseille pour arriver trois heures plus tard à la gare de Marseille Saint Charles, puis un TER direction Cassis.

C’est sous un soleil éblouissant que nous sommes arrivés dans la petite gare (un peu paumée, certes) de Cassis. Pour rejoindre le port, les passages de bus se font assez rares, semble-t-il. Nous choisissons d’y aller directement à pied. Mais avant tout, opération déshabillage : Dans le petit couloir désert de la gare, j’enlève mon écharpe, mon manteau, mes collants et mes bottines, que je troque contre mes petites sandales d’été. Le contraste de température entre Paris et Cassis est saisissant : De 6°C au départ de la capitale, nous passons à 24°C une fois arrivés à Cassis ! 

Il nous faut marcher une vingtaine de minutes pour descendre jusqu’au port. Au passage, nous avons pu voir un magnifique vignoble (ahhh, la Province !) et les petites rues bien pentues qui mènent au port. Je n’imaginais pas qu’il y avait autant de relief, un peu plus et on se croyait à La Réunion. 

Une fois arrivés, nous enchaînons directement sur une première visite du port : la luminosité est si époustouflante que j’en ai mal aux yeux. Les couleurs sont vives : Le bleu paraît plus bleu, le vert plus vert. J’ai l’impression de voir chaque détail du paysage de façon très nette. La roche calcaire, claire et brillante, accentue la luminosité. C’est magnifique. 

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Deuxième journée : Randonnée kayak dans les calanques et baignade dans la mer méditerranée 

Vers 9 heures du matin, malgré un ciel plutôt nuageux et le thermomètre assez bas (13°C°), nous embarquons dans un petit kayak pour découvrir les célèbres calanques de Cassis. Je ne cache pas que les premières minutes ont été un peu difficiles : la mer était bien fraîche et malgré nos combinaisons, on était trempés jusqu’aux baskets ! Heureusement, l’effort nous réchauffant, c’est vite oublié. 

Avec le ciel couvert, la mer est sombre et c’est impressionnant. Je ne peux m’empêcher de penser à ce qu’il peut bien y avoir là-dessous : Des requins ? Des poissons géants sortis tout droit des abysses ? Le monstre du Loch Ness ?! Mon esprit divague et je n’ose mettre ne serait-ce qu’un orteil dans l’eau. 

A l’approche des calanques, le soleil commence peu à peu à montrer le bout de son nez. L’eau devient plus claire. Les calanques sont majestueuses. Nous nous arrêtons dans une petite crique pour prendre un petit en-cas et en profitons pour aller plonger avec nos masques et tubas. L’eau est encore un peu fraîche, mais avec le soleil c’est agréable. 

 

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Nous rentrons de notre balade en kayak vers 15 heures, affamés comme jamais après cette matinée sportive. Au lieu d’aller dans le premier restaurant « attrape-touristes » du coin, nous choisissons de prendre quelques mets dans une épicerie fine vraiment charmante (malheureusement, je ne la trouve pas sur Internet…) un peu plus loin dans la ville, et improvisons un petit pique-nique sur la côte.

Le soleil est bien présent, il fait chaud, il n’en faut pas plus pour que nous sautons à l’eau, en profitant d’une vue imprenable sur le Cap Canaille. Beaucoup plus sereine que la veille, je n’hésite pas à m’éloigner des côtes en nageant. Après tout, ce n’est pas l’océan Indien : La mer méditerranée semble beaucoup plus calme et les requins, s’il y en a, semblent bien moins agressifs … 

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Troisième journée : Dernière promenade dans les ruelles de la ville 

Les petites rues près du Port de Cassis sont très bucoliques : Les pavés, la verdure omniprésente, les petites boutiques …

Nous profitons des derniers instants pour acheter quelques souvenirs : Du savon de Marseille, évidemment.  

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Voilà, tu l’auras compris, j’ai adoré Cassis. Je pense que c’est véritablement une excellente destination pour passer un weekend et c’est encore mieux en dehors des vacances scolaires si l’on veut en profiter pleinement et tranquillement. A faire et à refaire, sans hésiter !

 

 

 

Compote chaude réconfortante parfumée à la banane, vanille et cannelle

Voilà, ça y est, l’automne est désormais parmi nous. L’été a fait ses valises et les belles journées chaudes et ensoleillées sont derrières nous.

J’espère que tu en as bien profité, mangé de la pastèque, des fraises et du melon à foison, bronzé à la plage, dans les parcs ou même sur ton balcon. Et tout ça, en rimes, s’il te plaît. 

Bref, avec les premières vagues de froid qui arrivent (encore légères, mais quand même), on se réconforte comme on peut, certains avec une nouvelle série, un nouveau pull trop tendance, tandis que d’autres (moi) trouvent le réconfort dans la nourriture. Mais attention, manger oui, mais sainement et sans trop d’excès.

Par un après-midi froid et pluvieux, alors que la faim me gagnait, je cherchais comme une âme en peine de quoi me sustenter dans mes placards. R.A.S, hormis quelques bananes beaucoup trop mûres qui traînaient dans la coupe de fruits depuis bien trop longtemps. Ce fut la révélation : Faire de ces simples bananes abandonnées une magnifique compote qui allait ravir mes papilles. 

Bon, j’exagère un peu, on est d’accord: Rien de plus simple que de faire une compote maison. Mais pour ma part, je n’y pense pas souvent, et il m’est arrivé plusieurs fois de jeter des fruits trop mûrs. On ne m’y prendra plus.

Pour cette recette d’une simplicité enfantine, j’ai choisi de ne pas rajouter de sucre. Si les compotes industrielles sont bien trop sucrées, les compotes maison, avec des fruits bien mûrs peuvent s’en passer. 

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Ingrédients (pour 2 personnes)

4 ou 5 bananes bien mûres

Cannelle en poudre

1 gousse de vanille

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Préparation (5 min + 30 min de cuisson)

* Éplucher et couper les bananes en rondelles.

* Mettre les bananes dans une casserole avec un peu d’eau et faire cuire à feu doux pendant 30 minutes environ.

* Pendant la cuisson :

Rajouter une bonne pincée de cannelle.

Fendre la gousse de vanille, récupérer les graines et les ajouter à la préparation.

Remuer régulièrement le mélange.

* Si la compote n’est pas assez liquide (selon les goûts), il est possible de la mixer (comme je l’ai fait).

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La compote, encore chaude, est prête à être dégustée !